La priorité d’Acting for Life est d’assurer la sécurité des équipes salariées et des partenaires terrain. Les mesures nécessaires pour limiter la propagation du virus ont été prises : les équipes se sont organisées en télétravail depuis le 17 mars. Nous maintenons un contact permanent avec l’ensemble de notre réseau. Acting For Life accompagne ses partenaires dans cette crise et  leur apporte tout son support, ses compétences et ses moyens pour faire en sorte que les bénéficiaires de nos projets voient les conséquences de la crise atténuées et puissent continuer au-delà de la crise, à mener leurs activités de développement. La situation actuelle crée des difficultés pour Acting for Life mais encore plus pour les partenaires du Sud sur le terrain. Acting for Life soutient les producteurs face à la crise alimentaire qui s’annonce. Une réponse prenant en compte le contexte et la réalité de la crise territoire par territoire  nous parait indispensable. La solidarité envers les plus vulnérables est plus que jamais nécessaire pour faire face à cette pandémie sans précédent. 

Situation en Afrique de l’Ouest 

Bien que plus récente, la pandémie commence à se répandre en Afrique. Les gouvernements prennent donc des mesures de protection : la majorité des pays ferment leurs frontières et leurs aéroports. Les écoles et lieux publics tels les bars, restaurants ou maquis sont fermés. Les marchés sont également parfois fermés. Certains pays appliquent des mesures de confinement généralisé. Dans certaines  grandes villes des mesures de couvre-feu sont mis en place la nuit.

Projets Formation Insertion Professionnelle (FIP) 

Dans le cadre des projets FIP, nos partenaires mettent en place les mesures  adaptées à chaque contexte local. Ainsi certains animateurs sont toujours sur le terrain pour finaliser les activités ayant démarré avant la crise. Dans ce cas, les équipes de terrain respectent les consignes de sécurité (distance, hygiène etc.).  Les autres équipes continuent partiellement leurs activités en télétravail. En effet, la majorité des centres de formations ont fermé leurs portes, les jeunes sont rentré·es chez eux. Au Burkina Faso, certains centres accueillent encore les jeunes, qui n’avaient pas la possibilité de rentrer chez eux (sécurité, transport etc.), tout en respectant les mesures de sécurité. Au Togo et au Bénin, certaines formations avec un petit nombre de jeunes peuvent pour l’instant continuer, en mettant en place les gestes barrières dont les dépenses induites (savon, gel hydro-alcoolique…) seront couvertes par le projet.

Projets Agropastoralisme

Dans les zones d’intervention, une restriction progressive des mouvements et l’interdiction des rassemblements rend la mise en œuvre des projets compliquée. Les éleveurs et transhumants voient leur liberté de circulation restreinte par les contrôles opérés par les forces de l’ordre ou par la fermeture des frontières. L’impact sur les activités est conséquent : suspension de la signature des accords sociaux (pistes, marchés) initialement prévue début avril ; suspension de la formation des comités de gestion et des réunions prévues avec les collectivités ; report des débats informés ; report des missions… Des retards sont à prévoir pour les activités de négociation et sécurisation de pistes, pour l’accès aux données statistiques (flux de transhumants et des animaux vendus), pour les négociations de pistes, pour l’étude géophysique de point d’eau (barrage) et pour toutes les autres activités de terrain. 

Projets Développement Agricole en Afrique 

Certains partenaires ont fermé leurs bureaux, d’autres privilégient le télétravail. Les activités de terrain sont arrêtées. Les ateliers, formations, négociations, actions de promotion, collecte de données sur le terrain sont reportés. Si les  productions agricoles proprement dites ne sont pas encore impactées par la crise, la commercialisation l’est beaucoup plus. Certains débouchés commerciaux sont littéralement bloqués, à l’instar des nombreux marchés, entreprises, hôtels et restaurants fermés. Toutefois, ceux de nos partenaires qui pratiquent les ventes, en circuits courts les poursuivent voire les développent. Nous mettons tout en œuvre pour aider les producteurs à s’adapter au mieux à cette crise et à poursuivre leurs activités contribuant ainsi à sécuriser l’approvisionnement des populations.

Situation en Amérique latine 

En Equateur, au Pérou et en Colombie la situation est similaire: les écoles sont fermées, les citoyens sont confinés, des couvre-feux nationaux ou locaux sont instaurés, les vols internationaux et parfois domestiques sont suspendus et les frontières fermées. 

Situation projets : du fait du confinement généralisé, les activités terrain sont interrompues mais la plupart des équipes continuent de travailler de chez elles et sont en lien avec les bénéficiaires des projets, ainsi qu’avec l’équipe d’AFL. Le travail en cours vise à préparer la sortie du confinement : réorganisation des projets afin de réduire l’impact des  retards qui s’accumulent, élaboration de méthode de travail prenant en compte les gestes barrières, par exemple.