Plus d’un million de bénéficiaires,

2 600 km de pistes aménagées

L’Afrique de l’Ouest a un taux élevé de croissance démographique : on estime que sa population, dont 45 % a moins de 15 ans, atteindra le demi-milliard en 2040. Or, les États peinent à faire reculer la pauvreté, à réduire les inégalités et à garantir une gestion durable des ressources. Cette région est marquée par des disparités profondes : le Nigéria, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal assurent à eux seuls près de 80 % des importations régionales et 94 % des exportations. Les conflits, les crises politiques et les menaces terroristes qui sévissent dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest sont autant de facteurs déstabilisants. À cela s’ajoute l’apparition d’événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents et importants qui affaiblit encore le secteur primaire.

Ces 30 dernières années, les exploitations familiales au Sahel ont fondé leurs économies sur un équilibre délicat entre les ressources et la main d’œuvre réparties entre productions animales et végétales. La mobilité du bétail reste centrale de tous ces systèmes, même parmi les plus sédentaires. En sécurisant les pistes et en facilitant la mobilité, le projet bénéficiera à une vaste gamme d’exploitations familiales, indépendamment du dosage qu’elles effectuent entre l’agriculture et l’élevage.

Depuis début janvier 2015, Acting for Life coordonne le projet de renforcement de la résilience de 1 196 000 pasteurs et agropasteurs par la sécurisation de la mobilité transfrontalière du bétail, sa promotion et la prestation de services en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Ce programme transnational vise à renforcer la résilience des pasteurs et agropasteurs contre les événements climatiques, sur le terrain et aussi sur le niveau d’élaboration des politiques régionale et internationale. Le projet est centré sur deux territoires transnationaux qui relient d’une part la Mauritanie, le Mali et le Sénégal et, d’autre part, le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces zones englobent de grands mouvements saisonniers des pasteurs et agropasteurs transhumants qui ont ainsi accès aux pâturages et aux marchés, ainsi qu’à des zones de repli en cas de sécheresses.

Le projet va permettre

  • positionner la transhumance et le convoyage commercial du bétail comme des facteurs de développement économique
  • mettre en place des conditions favorables au démarrage effectif de la décentralisation
  • promouvoir une réflexion stratégique et prospective s’appuyant sur la diffusion d’outils de plaidoyer soutenant l’importance sociale environnementale et économique de la mobilité transfrontalière du bétail en Afrique de l’Ouest comme stratégie essentielle d’adaptation aux aléas climatiques et de mitigation des crises

Les indicateurs clés et impacts

  • Des pistes pour la transhumance et la commercialisation du bétail sont cartographiées, sécurisées, aménagées (points d’eaux, aires de repos et de pâtures) et gérées de façon conjointe, inclusive et équitable entre les usagers et les acteurs institutionnels concernés (collectivités décentralisées, services de l’État). Les pistes les plus stratégiques agissent comme un système circulatoire permettant aux éleveurs de circuler avec leurs troupeaux. Ce sont aussi des routes commerciales pour acheminer le bétail sur pied.
  • Développement de services aux éleveurs via l’approvisionnement en intrants pour le bétail (aliment bétail et santé animale de proximité incluant les infrastructures qui leur sont liées) et de recherches-actions sur de nouveaux services adaptés aux éleveurs mobiles (appui au déstockage stratégique en période de crise, système d’information aux transhumants et faisabilité de l’assurance-bétail contre les risques, dans le contexte sahélien).
  • Élaboration et diffusion d’outils de plaidoyer démontrant les apports économiques, sociaux et environnementaux de la mobilité du bétail.
  • Augmentation des revenus des familles des éleveurs.
  • Le nombre de conflits, notamment entre agriculteurs-éleveurs a diminué dans les zones d’intervention du projet, et l’accès aux marchés à bétail est facilité (temps de marche réduit).

Partenaires Locaux du projet :

  • Bénin

    • ACAD (Associations des Communes de l’Atakora et de Donga)

      L’ACAD, Association des Communes de l’Atacora et de la Donga, partenaire d’Acting For Life pour des programmes agro-pastoraux, s’est montré intéressée pour développer un programme d’appui à la formation aux métiers de la pierre, similaire au programme togolais. La dimension territoriale de l’ACAD, de par sa fonction de renforcement de capacités et d’interface entre les 13 communes qui la composent, permet un travail d'animation territoriale et d'appuyer ainsi le développement de la filière pierre dans le nord du Bénin.

    • ANOPER (Association Nationale des Organisations Professionnelles des Éleveurs de Ruminants)
      L'Association Nationale des Organisations Professionnelles des Éleveurs de Ruminants (ANOPER), est une organisation paysanne de 35 000 éleveurs présents dans 48 communes du Bénin, soit 75% du territoire. Elle contribue à l'amélioration des conditions de vie et de travail des éleveurs à travers la modernisation et le développement durable de l'élevage de ruminants.
    • GIC (Groupement Intercommunal des Collines)

      Créé en 2004, le GIC regroupe les six communes du département des Collines. Il est issu de la volonté des élus et des habitants de construire une vision commune du développement de leur territoire. Le GIC contribue à la mutualisation des moyens autour de projets d’intérêt partagé et appuie les communes dans la planification du développement à travers une démarche participative impliquant les habitants.

  • Mali

    • ACIDEF (Association Citoyenne pour la Défense des Droits des Enfants et des Femmes)
    • ICD (Initiatives – Conseils – Développement)

      ICD est une ONG Malienne qui contribue depuis 2001 au développement du monde rural de son pays. Elle accompagne des petits producteurs et productrices et leurs organisations dans l’accès aux services de la production agricole et animale ; l’accès au marché ; le renforcement de la sécurité alimentaire et la nutrition ; la gestion des ressources naturelles et le pastoralisme. Elle facilite également la Concertation entre les acteurs des filières agricoles.

    • TASSAGHT

      Au Nord du Mali, TASSAGHT dispose d’une solide expérience de terrain et de fortes compétences dans le renforcement des capacités à travailler avec les collectivités décentralisées.  Ce partenaire très important pour la bonne mise en œuvre du projet exerce son obligation de vigilance par le biais des réseaux sociaux et de ses relations avec les dirigeants locaux, les acteurs institutionnels et les représentants de la Police et des Forces armées.

    • URFBV (Union Régionale des coopératives de la Filière Bétail-Viande de Sikasso)

      L’URFBV (Union Régionale de la filière Bétail Viande) de Sikasso est une union de 111 coopératives repartis dans les 7 cercles que compte la région. Elle existe depuis 1995 et compte à ce jour 3271 membres dont 71 femmes. Elle a comme activité principale le développement de l’élevage et le commerce du bétail. Individuellement, ses membres sont éleveurs, marchands, emboucheurs, producteurs de lait ou négociants en peaux et cuirs.

    • VSF-B (Vétérinaires Sans Frontières-Belgique)

      Fondée en 1985, Vétérinaires Sans Frontières-Belgique œuvre pour les éleveurs africains défavorisés mais ayant l’envie d’entreprendre et leur donne les moyens de se sortir eux-mêmes de la pauvreté. Grâce à des animaux, des formations, du matériel et des soins vétérinaires, ils sont capables de produire suffisamment de nourriture pour eux et pour le marché.

  • Sénégal

    • ARED
      L’ARED, Associates in Research and Education for Development, est une organisation internationale à but non lucratif dont la mission est de promouvoir une éducation de qualité dans les langues africaines, pour les communautés de base, par la formation, l’édition, les innovations pédagogiques et la recherche-action. En partenariat avec Acting for Life depuis 15 ans, l’ARED-Sénégal s’est spécialisé dans la formation des adultes, dans l’organisation de débats publics et multi-acteurs s’appuyant sur des pédagogiques novatrices développées depuis 1998.
    • CISV (Communità Impegno Servizio Volontariato)

      CISV est une association communautaire à but non lucratif, laïque et indépendante, fondée en 1961 à Turin. Elle mène des projets de coopération internationale pour promouvoir l'auto-développement des communautés locales, en appui aux organisations paysannes et à la société civile, pour promouvoir les droits humains et éliminer les causes de la pauvreté et de la répartition injuste de la richesse.

    • RBM Sénégal (Réseau Billital Maroobé Sénégal)

      Créé en 2003 par trois organisations d’éleveurs du Burkina Faso (CRUS), du Mali (TASSAGHT) et du Niger (AREN), le Réseau Billital Maroobé est un cadre régional ouest-africain de référence des éleveurs et pasteurs qui œuvre pour la défense des intérêts de ses membres. Il se donne comme mission de parvenir à une véritable sécurisation de l’économie pastorale, en suscitant et accompagnant toutes les initiatives d’organisation et d’appropriation des innovations techniques, en œuvrant pour le rétablissement de l’équilibre écologie/effectifs du cheptel.

      Le RBM comprend de nombreuses antennes : le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Tchad, le Togo.

  • Niger

    • AREN (Association pour la Redynamisation de l’Elevage au Niger)

      L’Association pour la Redynamisation de le L’Elevage au Niger (AREN) cherche à améliorer la vie des éleveurs pasteurs en les appuyant sur les problématiques du foncier, la gestion des conflits et le développement. Son objectif est d’aider les éleveurs à assurer leur représentation et à défendre leurs droits dans les débats nationaux et internationaux et permettre leur implication dans les politiques et activités de développement.

    • GAJEL (Groupement d'Action Culturelle des Jeunes Éleveurs)

      Le Groupement d'Action Culturelle des Jeunes Éleveurs (GAJEL - Sudubaba) est une association créée en 1998 au Niger, qui oeuvre pour un meilleur développement économique et culturel des agro-éleveurs.

    • RBM (Réseau Billital Maroobé)

      Créé en 2003 par trois organisations d’éleveurs du Burkina Faso (CRUS), du Mali (TASSAGHT) et du Niger (AREN), le Réseau Billital Maroobé est un cadre régional ouest-africain de référence des éleveurs et pasteurs qui œuvre pour la défense des intérêts de ses membres. Il se donne comme mission de parvenir à une véritable sécurisation de l’économie pastorale, en suscitant et accompagnant toutes les initiatives d’organisation et d’appropriation des innovations techniques, en œuvrant pour le rétablissement de l’équilibre écologie/effectifs du cheptel.

      Le RBM comprend de nombreuses antennes : le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Tchad, le Togo.

  • Ghana

    • CIKOD (Center for Indigenous Knowledge and Organizational Development)

      L’objectif de l’ONG CIKOD (Centre pour le Savoir Autochtone et le Développement Organisationnel) est de développer des méthodologies pour renforcer les autorités traditionnelles et les organisations de la société civile afin de faciliter un développement durable qui donne la parole aux familles rurales pauvres et vulnérables.

    • GDCA (Ghana Developing Communities Association)

      GDCA est une ONG qui travaille pour donner aux citoyens des communautés défavorisées et aux exclus sociaux du nord du Ghana les moyens d'œuvrer pour le développement social, politique et économique et de s'engager dans des pratiques environnementales saines pour une vie durable.

    • GV (Ghana Venskabsgrupperne)

      GV est une association de développement qui œuvre pour l'égalité et le développement dans la région nord du Ghana. Elle aide les communautés locales, les femmes et les jeunes à s'organiser et à lutter pour leurs droits. Elle se concentre sur le renforcement de la sécurité alimentaire, l'amélioration des conditions de vie, le droit à une éducation de qualité et l'autonomisation des jeunes.

  • Burkina Faso

    • CRUS (Conseil Régional des Unions du Sahel)
    • LVIA (Association Internationale Volontaires Laïcs)

      L'Association Internationale Volontaires Laïques (LVIA), est une association de solidarité et coopération internationale, engagée à promouvoir des processus de changement local et global pour le dépassement de la pauvreté extrême, le développement équitable et durable et le dialogue entre les communautés italiennes et africaines.

    • RECOPA (Réseau de Communication sur le Pastoralisme)

      Le RECOPA est spécialisé dans l’approche multi-acteurs, et ont vocation de créer et stimuler les liens entre les pasteurs, les sociétés rurales locales et les autorités, autour des questions relatives au pastoralisme. Leur rôle majeur porte sur les aspects immatériels mais stratégiques qui conditionnent le processus de développement du pastoralisme.

    • CILSS
      Le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) a été créé le 12 septembre 1973 à la suite des grandes sécheresses qui ont frappé le Sahel dans les années 70. Il regroupe de nos jours 13 États membres dont : 8 États côtiers (Bénin, Côte d’ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie, Sénégal, Togo) ; 4 États enclavés (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad) et un État insulaire (Cap Vert).
  • Togo

    • GEVAPAF (Gestion de l’Environnement et Valorisation des Produits Agropastoraux et Forestiers)

      L’ONG togolaise GEVAPAF, créée en 2011, travaille sur les thématiques de développement durable, d’agroécologie, et de promotion des ressources locales. Elle dispose d’une expérience réussie en gestion de projet et en animation territoriale.

      Sur les problématiques  de formation professionnelle et d’insertion, GEVAPAF dispose d’une expérience avec le Ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et est reconnue organisme intermédiaire pour la mise en œuvre du  Programme d’appui au Développement à la Base. Les autorités locales contribueront au cofinancement des ouvrages publics. Le Groupement Interprofessionnel des Artisans du Togo de la Région des Savanes (GIPATO) participe à la sélection et à l’évaluation de la formation. Le Centre Régional d’Enseignement Technique et de Formation Professionnelle mettra ses infrastructures à disposition de la formation. L’ensemble de ces partenaires composera le comité de suivi du projet.

  • Mauritanie

    • GNAP (Groupement National des Associations Pastorales)

      Créée en 1990 à l’issue d’une rencontre d’associations pastorales, le GNAP, Groupement National des Associations Pastorales, regroupe 45 Associations Pastorales, 2 885  coopératives agrées et 10 bureaux régionaux. Le GNAP intervient auprès des associations pastorales, en appui à l'approvisionnement en intrants (aliment bétail et produits vétérinaires, la réalisation d'aménagements et infrastructures pastorales (marché, puits, parc de vaccination, etc.), concertation multi acteurs (sécurisation de pistes, gestion des marchés, etc.)

  • Nigéria

    • APESS-Nigéria (Association pour la Promotion de l’Élevage au Sahel et en Savane)
      L'Association pour la Promotion de l’Élevage au Sahel et en Savane (APESS) travaille dans le domaine du Développement Rural, plus particulièrement dans le secteur de l'élevage traditionnel. L'APESS offre ses services aux éleveurs et agriculteurs, mais aussi aux responsables et acteurs de différents projets de développement rural.