1 000 leaders agropasteurs formés

L’Afrique de l’Ouest a un taux élevé de croissance démographique : on estime que sa population, dont 45 % a moins de 15 ans, atteindra le demi-milliard en 2040. Or les États peinent à faire reculer la pauvreté, à réduire les inégalités et à garantir une gestion durable des ressources. Cette région est marquée par des disparités profondes : le Nigéria, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal assurent à eux seuls près de 80 % des importations régionales et 94 % des exportations. Les conflits, les crises politiques et les menaces terroristes qui sévissent dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest sont autant de facteurs déstabilisants. À cela s’ajoute l’apparition d’événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents et importants qui affaiblit encore le secteur primaire.

L’Action

Ce programme permet de poursuivre la construction d’une intervention à dimension sous-régionale déjà amorcée par Acting for Life et ses partenaires dans la sous-région. Il vise à consolider les dispositifs méthodologiques déjà mis en place (chaîne de valeur et de ressources des activités agropastorales sur un territoire donné), préalables à l’établissement de  conventions entre les organisations de producteurs et collectivités.

En outre, il élargit le territoire transfrontalier d’intervention entre Sahel et pays côtiers, en reliant le sud du Mali, l’est et l’ouest du Burkina Faso, le sud-ouest du Niger et le nord de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo et du Bénin.

Il s’agit de zones de production à fortes densités humaines et animales où la mobilité transfrontalière du bétail revêt à l’heure actuelle un caractère de plus en plus conflictuel, notamment dans le nord du Ghana. Du point de vue de la fonctionnalité des systèmes agropastoraux, l’exploitation des ressources pastorales dans le nord ivoirien ou ghanéen est une nécessité absolue, du fait de l’allongement soutenu des parcours de transhumance vers le sud par les agropasteurs burkinabé et maliens.

LE prOJET VA PERMETTRE DE

  • promouvoir une réflexion stratégique et prospective en s’appuyant sur la diffusion d’outils de plaidoyer soutenant l’importance de la mobilité transfrontalière du bétail en Afrique de l’Ouest, notamment comme stratégie d’adaptation aux aléas climatiques
  • sécuriser à travers une cartographie participative les ressources naturelles et l’aménagement des tronçons dégradés (balisage, points d’eaux, aires de repos et de pâtures)
  • renforcer les capacités de résilience aux changements climatiques des populations pastorales (augmentation de la production et des possibilités commerciales) à travers la mise en place de services sur les axes de transhumance transfrontalière : approvisionnement en intrants (zootechniques et alimentaires) pour le bétail, équipement et aménagements d’infrastructures productives et marchande (magasins, marchés), une meilleure intégration agriculture – élevage
  • donner aux agropasteurs, leurs organisations et les acteurs clefs du secteur les moyens de débattre ensemble de façon informée sur les enjeux liés à l’élevage

Les indicateurs clefs et impacts

  • 1 000 personnes clefs issues des agropasteurs, de leurs organisations et des autres acteurs clefs du secteur ont acquis une nouvelle vision des enjeux,
  • 50 animateurs parmi les partenaires et groupes cibles sont capables d’animer des débats informés auprès d’un public multi-acteur sur les enjeux de l’élevage, du commerce de bétail et de la mobilité transfrontalière à l’aide d’outils,
  • Au moins 80 % des ménages ciblés ont eu accès aux couloirs sécurisés et les équipements mis en place, ont amélioré leur capacité à être mobiles et ont un accès aux intrants zootechniques (200 tonnes) et vétérinaires
  • Diminution d’au moins 30 % des conflits d’accès aux ressources,
  • Au moins 11 plans d’action de développement locaux sont actualisés, et incluent des stratégies d’intervention pour la sécurisation et l’aménagement des pistes,
  • 35 structures de gestion concertées agréées et opérationnelles assurant une gestion inclusive et durable des aménagements réalisés : points d’eau, aires de repos, aires de pâture,
  • Au moins 75 % ont noté des changements significatifs (résistance aux maladies, l’augmentation de la productivité des troupeaux, la production laitière et l’état d’engraissement des animaux destinés à la vente).

Partenaires Locaux du projet :

  • Bénin

    • ACAD (Associations des Communes de l’Atakora et de Donga)

      L’ACAD, Association des Communes de l’Atacora et de la Donga, partenaire d’Acting For Life pour des programmes agro-pastoraux, s’est montré intéressée pour développer un programme d’appui à la formation aux métiers de la pierre, similaire au programme togolais. La dimension territoriale de l’ACAD, de par sa fonction de renforcement de capacités et d’interface entre les 13 communes qui la composent, permet un travail d'animation territoriale et d'appuyer ainsi le développement de la filière pierre dans le nord du Bénin.

    • ANOPER (Association Nationale des Organisations Professionnelles des Éleveurs de Ruminants)
      L'Association Nationale des Organisations Professionnelles des Éleveurs de Ruminants (ANOPER), est une organisation paysanne de 35 000 éleveurs présents dans 48 communes du Bénin, soit 75% du territoire. Elle contribue à l'amélioration des conditions de vie et de travail des éleveurs à travers la modernisation et le développement durable de l'élevage de ruminants.
  • Niger

    • AREN (Association pour la Redynamisation de l’Elevage au Niger)

      L’Association pour la Redynamisation de le L’Elevage au Niger (AREN) cherche à améliorer la vie des éleveurs pasteurs en les appuyant sur les problématiques du foncier, la gestion des conflits et le développement. Son objectif est d’aider les éleveurs à assurer leur représentation et à défendre leurs droits dans les débats nationaux et internationaux et permettre leur implication dans les politiques et activités de développement.

  • Ghana

    • CIKOD (Center for Indigenous Knowledge and Organizational Development)

      L’objectif de l’ONG CIKOD (Centre pour le Savoir Autochtone et le Développement Organisationnel) est de développer des méthodologies pour renforcer les autorités traditionnelles et les organisations de la société civile afin de faciliter un développement durable qui donne la parole aux familles rurales pauvres et vulnérables.

    • GDCA (Ghana Developing Communities Association)

      GDCA est une ONG qui travaille pour donner aux citoyens des communautés défavorisées et aux exclus sociaux du nord du Ghana les moyens d'œuvrer pour le développement social, politique et économique et de s'engager dans des pratiques environnementales saines pour une vie durable.

    • GV (Ghana Venskabsgrupperne)

      GV est une association de développement qui œuvre pour l'égalité et le développement dans la région nord du Ghana. Elle aide les communautés locales, les femmes et les jeunes à s'organiser et à lutter pour leurs droits. Elle se concentre sur le renforcement de la sécurité alimentaire, l'amélioration des conditions de vie, le droit à une éducation de qualité et l'autonomisation des jeunes.

  • Togo

    • FENAPFIBVTO (Fédération Nationale des Professionnels de la Filière Bétail et Viande du Togo)

      La Fédération Nationale des Professionnels de la Filière Bétail et Viande du Togo (FENAPFIBVTO) a renforcé les capacités de ses membres, notamment en développant des bureaux à travers le pays.

  • Burkina Faso

    • RECOPA (Réseau de Communication sur le Pastoralisme)

      Le RECOPA est spécialisé dans l’approche multi-acteurs, et ont vocation de créer et stimuler les liens entre les pasteurs, les sociétés rurales locales et les autorités, autour des questions relatives au pastoralisme. Leur rôle majeur porte sur les aspects immatériels mais stratégiques qui conditionnent le processus de développement du pastoralisme.